INSTALLATION DE LA 5éme SECTION PAYS DE MULHOUSE

Posté par Regis Baschung le 30 janvier 2009

Après l'installation de la 1ère Section Colmar-Rhin-Vosges et de la 2ème Section Plaine et Vallée, voici que la 5ème Section Pays de Mulhouse (cantons de Mulhouse, Habsheim, Illzach et Wittenheim) a été installée le 26 janvier 2009 au restaurant Poincarré II à Mulhouse.

La réunion d'installation a été présidée par Bernard Stoessel, Président du MoDem 68 et Hubert Ott, Vice-président du MoDem 68. Le secrétariat de la séance était assuré par Fabienne Bertrand, Secrétaire départementale.

Bernard Stoessel a rapidement présenté les candidats au poste de Responsable de section: Christophe Steger, Conseiller départemental et Xavier Paillocher, Conseiller départemental et Délégué départemental CAP 21 (représenté par Emmanuelle Suarez et Régis Baschung, l'intéressé étant absent pour cause de naissance…).

Emmanuelle Suarez a présenté Xavier Paillocher et Régis Baschung, son programme. Christophe Steger s'est ensuite présenté ainsi que ses objectifs. Il a été procédé ensuite l'élection à bulletins secrets du responsable de la section qui a conduit à l'élection de Xavier Paillocher.

Ce qui a conduit à l'élection de son équipe:

-Régis Baschung, Vice-président départemental, au poste de Responsable-adjoint de la Section,

-Emmanuelle Suarez, Conseillère départementale et Conseillère municipale de Mulhouse, au poste de Déléguée au Bureau départemental,

-Michel Guary, Conseiller départemental, au poste de Secrétaire de Section.

Le Bureau sera complété lors de la prochaine Assemblée de Section (animateurs, délégués cantonaux, etc).

Le verre de l'amitié aura lieu à la prochaine Assemblée de Section quand le nouvel élu et nouveau Papa sera parmi nous.

Une prochaine réunion aura lieu mi-février pour la constitution définitive du Bureau de section.

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« Pour que DMC vive »

Posté par Regis Baschung le 1 janvier 2009

20090101dna047679.jpg Interview de Graziella Stéphana, chargée de la formation au Bureau Départemental et conseillère départementale du Mouvement Démocrate du Haut-Rhin, paru dans les DNA.

 Depuis le 29 décembre 2008, DMC, l'entreprise née à Mulhouse en 1746 n'existe plus sous sa forme juridique historique. Certes l'histoire se poursuit, mais autrement, avec les repreneurs Bernard Krief Consulting, Francis Muller et Edouard Hubsch. D'autres dirigeants, d'autres actionnaires, de nouvelles perspectives. Retour en arrière avec Graziella Stefana, syndicaliste CFTC.

-Comment en est-on arrivé là ?
-« Aucune des stratégies mises en place au fil des années n'a fonctionné. On nous a toujours dit que la baisse d'activité était due à la baisse des commandes, puis à la concurrence internationale, puis à la chute du dollar. On nous a fait avaler des couleuvres, des plans sociaux tous les deux-trois ans en prétextant qu'il le fallait pour pérenniser l'entreprise. C'était trop facile. Les raisons sont aussi autres. DMC a vécu sur des marges. Personne n'a jamais mis en place une stratégie de développement. Les plans sociaux se sont suivis comme un cancer qui progresse. »
-Pourtant de très grands dirigeants se sont succédé ?
-« En effet, depuis le premier choc, en 1980 quand DMC a frôlé le dépôt de bilan, Julien Charlier a été appelé pour faire le ménage. A l'époque, DMC comptait 17 à 20 établissements, on faisait du fil, de la doublure, du fil de soie. DMC Tissu a racheté SAIC Velcorex. Mais Julien Charlier a appliqué une stratégie de repli. Il dirigeait en seigneur et maître, seul à bord avec sa cour. Au CCE, les élus faisaient des suggestions, ils n'étaient jamais entendus. Ils n'ont pas écouté les gens simples. Quant à Jacques Boubal qui a fait toute sa carrière chez DMC, il a appliqué exactement la même politique que Charlier, le recentrage, les licenciements, jamais d'expansion. Je me souviens d'une anecdote qui circule chez DMC, celle des trois enveloppes. C'est Julien Charlier qui s'en va et donne à Jacques Boubal trois enveloppes à utiliser en cas de problème. La première année, Jacques Boubal ne fait pas de résultat. Il ouvre la première enveloppe qui lui conseille de dire que c'est la faute de son prédécesseur. La deuxième année, l'enveloppe lui conseille de prétendre que c'est la faute de la conjoncture internationale. Puis la troisième année, l'enveloppe lui suggère que…préparer trois enveloppes.
-Vous travaillez depuis 1978 chez DMC et les plans sociaux ont fait partir des milliers de personnes. Comment l'avez-vous vécu dans l'entreprise ?
-Au début, avec les premiers plans Giscard d'Estaing, les salariés partaient en FNE avec 90 % du salaire brut, donc dans des conditions très correctes. Les plans sociaux n'étaient jamais des moments faciles à vivre. Mais il n'y avait pas de licenciements secs, sauf en 1985-86-87 et comme maintenant. Les jeunes sont touchés comme les anciens et c'est très dur. Ce qui me reste, c'est la qualité humaine de toutes ces personnes. Nous avons partagé des joies, des peines dans une grande solidarité.
-Cette solidarité existe-t-elle encore ?
-Oui, cet esprit s'est transmis de génération en génération. Et depuis cette catastrophe du dépôt de bilan, je le revis. DMC était une entreprise où l'on entrait de père en fils et de mère en fille. On y faisait carrière. J'avais 23 ans à mon entrée dans l'entreprise et mes collègues sont encore là. On a eu nos enfants ensemble et une grande complicité. De grandes parties de rigolade nous ont unies.
-Mais dans ce tableau très noir, il y a eu une éclaircie en 1988 et des embauches ?
-En effet nos dirigeants avaient trouvé une idée fantastique, la première depuis 35 ans, le bracelet brésilien qui marchait du feu de Dieu. Mais c'était la seule et unique fois. L'entreprise était tellement dirigée par le haut, Charlier comme Boubal terrorisaient les cadres. L'esprit de créativité n'a pas pu se développer. Ils n'ont pas laissé s'exprimer les créatifs. Toutes les personnes qui avaient de l'envergure, directeurs de branche, d'achat, ne résistaient pas longtemps, on les écrasait. On le voit avec Texunion qui était le fleuron de notre branche et qui a été fermé en deux temps trois mouvements.
-A quel moment fixez-vous le déclin de DMC Arts du fil ?
-Quand Roger Schiedeck dirigeait l'usine de Mulhouse, il a toujours tenu à défendre l'usine, à avoir des investissements. Quand il est parti en 1995, les investissements se sont arrêtés. On avait beau dire qu'il fallait investir pour que l'entreprise ne soit pas obsolète, Jacques Boubal faisait de la rentabilité pour les actionnaires. Je ne comprends pas pourquoi ils l'ont laissé faire pendant tant d'années, en lui donnant ensuite une prime d'un million d'euros comme indemnité de licenciement.
-Et maintenant ?
-On se bat pour que DMC redevienne ce qu'elle était. Nous voulons y croire encore. Mais les moments sont durs. 137 personnes sont licenciées et on ne connaît pas encore leurs noms, c'est très angoissant. Surtout que nous avons une pyramide des âges très élevée. Comment retrouver du travail à 53-54 ans. Les filles qui sont entrées chez DMC à 20 ou 30 ans, qui ont passé trente ans derrière une bobineuse, sont cassées. 2009 sera triste dans l'entreprise. On le sent quand on discute dans les ateliers. J'espère que le repreneur, Bernard Krief Consulting, continuera à nous faire vivre.

Propos recueillis par Françoise Zimmermann

Édition du Jeu 1 jan. 2009 Dernières Nouvelles d'Alsace

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